Radiologue

joli

LE RADIOLOGUE

 

Le radiologue diffère en soi du commun des mortels, par le temps. C’est un homme pressé.
Pressé et avare de paroles. Le manipulateur (trice) doit extirper au forceps un « c’est bien », face

à un cliché particulièrement réussi ; mais il faut savoir tendre l’oreille pour entendre ce murmure qui
est resté coincé quelque part dans la sphère ORL.

Dès l’arrivée du Responsable dans le Service, c’est une envolée de moineaux.
Tout un chacun réalise qu’il a laissé quelque chose sur le feu. Malheur à celui qui traîne :
il sera réquisitionné dans la seconde qui suit.

Il faut savoir aussi décoder un regard ou un geste.
Le cliché une fois affiché trois cas :
– Le regard « radiologuien » glisse sur la photo sans s’attarder ; tout va bien.
-Il s’arrête un instant sur le cliché : le coeur du manipulateur rate un battement. Non!!! fausse alerte,
un petit quelque chose avait attiré l’attention.
-La main auguste balaie le cliché d’un revers négligent : malade suivant.

Mais comment se passer de vous ? Chaque patient est une énigme sur laquelle il faut se pencher.

 

Il me faut toutefois remercier ceux qui m’ont accompagnée tout au long de ma route, m’ont guidée,
m’ont beaucoup appris et ont permis que je me façonne en une manipulatrice pas trop « radio transparente ».
Sans oublier les chirurgiens, ces diplômés es-scalpel.

P.A, H.B, JF.B, P.DS, M.D, T.C. « QUE SERAIS-JE DEVENUE SANS VOUS » ???? MERCI.